Publication des rapports 2020 des FCP ACTIONS 21, IMMOBILIER 21 / OCC 21

Bilan 2020 et perspectives 2021, les messages des gérants

– En 2020, le marché, la Value, Actions 21 ont été suspendus à la crise sanitaire

– En 2021, le rebond conjoncturel de la Value et nos choix de gestion structurels seront très favorables à la performance

 

Où en est-on ?

Le bilan 2020 de notre gestion n’est pas satisfaisant sur le plan des performances et des classements. Cette situation est le résultat de l’accentuation conjoncturelle de la décote de la Value par rapport au marché.

Le style Value a été pénalisé par la crise sanitaire et la récession économique sans précédent. L’issue de la crise sanitaire est programmée par la vaccination des populations. En mars/avril les populations à risque seront vaccinées.

Nous pensons que la sortie de crise sera favorable à la Value. La normalisation sanitaire et économique produira des effets très favorables aux investissements en actions et plus particulièrement pour la gestion Value. Il faut donc se positionner maintenant sur les entreprises qui bénéficieront de la normalisation économique concomitante.

 

Le deuxième engagement de 2021 est le renforcement de notre démarche ESG avec l’élaboration d’une notation multicritère qui intègre des critères financiers, mais aussi des critères extra-financiers que nous avons définis comme les plus pertinents pour chaque entreprise et chaque secteur.

Depuis 2019, nous avons très significativement progressé dans notre gestion ESG. Après la compréhension des enjeux majeurs (2019) et l’intégration des critères ESG pertinents dans les choix de gestion (2020), nous abordons 2021 avec la mise en place d’une notation multicritère qui intègre à la fois l’analyse financière et l’analyse ESG.

Après avoir considéré la lutte contre le réchauffement climatique et le développement durable comme l’enjeu majeur de notre société, nous constatons une accentuation de la mobilisation des entreprises sur le sujet.

L’économie dans son ensemble est en train de se transformer vers une économie durable. C’est notre conviction fondamentale. Il faut donc investir dans les entreprises durables de cette nouvelle économie durable.

 

En conclusion, il est enthousiasmant de penser que la normalisation économique et notre analyse multicritère qui intègre l’ESG seront sources de performance au cours des prochaines années.

 

« Nous pensons que la sortie de la crise sanitaire     sera favorable à la gestion Value »

2020 s’est traduite par un évènement imprévisible, la propagation à l’échelle mondiale d’une crise sanitaire.

Cette crise est inédite, au regard des réponses apportées par les gouvernements qui n’ont pas hésité à confiner leurs populations.

Cette crise est inédite, car elle a effacé temporairement la visibilité de segments entiers d’un secteur immobilier dont on croyait la récurrence locative indélébile.

Cette crise est inédite, car elle a conduit à des écarts de valorisation jamais atteints entre les différents segments immobiliers cotés.

Année inédite car, pour la première fois dans notre historique de gestion, nous avons réalisé une sous-performance dans un marché baissier. Notre positionnement Value, de stock picking et de long terme s’est avéré inefficace en 2020.

Année inédite car la forte volatilité boursière du secteur observée n’a rien à voir avec la faible volatilité économique structurelle du secteur.

Année inédite ou années inédites ? Notre opinion est que la campagne de vaccination mettra un singulier à une année 2020 très singulière.

Cette normalisation sanitaire devrait favoriser la performance du secteur et, en particulier, le segment des centres commerciaux.

Pour aller plus loin
La forte volatilité observée en 2020 fait de la liquidité un atout indéniable de l’immobilier coté et, en même temps, une faiblesse par un coût du capital non compétitif.

Le secteur et l’ensemble de ses acteurs ne pourront pas faire l’économie d’une réflexion sur les mesures à prendre pour essayer de réduire la volatilité.

Le niveau d’endettement, la titrisation temporaire des flux locatifs, le rachat d’actions et la visibilité sur la distribution sont autant de pistes de réflexion pour atteindre cet objectif de réduction de la volatilité.

Réduction, c’est aussi le cap fixé pour le secteur sur sa consommation énergétique et sur ses émissions à effet de serre.

Il nous semble naturel que notre processus de gestion de long terme prenne en compte la capacité actuelle et future des foncières à s’adapter à ces nouveaux enjeux.

Pour mesurer la réponse des foncières à ces deux enjeux en ligne avec la taxonomie européenne, nous avons collecté les indicateurs de consommation énergétique et les émissions de GES des foncières détenues en portefeuille.

Pour faire vivre ces données, nous les avons comparées à notre indice, l’IEIF Eurozone, et aux données de l’Observatoire de l’Immobilier Durable (OID), benchmark de place dont la comparaison est préconisée par le label ISR. La prochaine étape consistera en 2021 à construire une méthodologie de notation interne avec une prépondérance de ces deux enjeux.

Nous questionnerons également systématiquement les entreprises qui ont des indicateurs se démarquant fortement des niveaux de l’OID.

« Une année inédite mais qui pose des questions
au-delà de 2020 »

> Voir et télécharger le rapport ACTIONS 21 > Voir et télécharger le rapport IMMOBILIER 21 / OCC 21

> Recevoir les rapports au format papier

> Visionner la réunion annuelle du 9 février 2021 : Bilan 2020 et perspectives 2021