Décote persistante sur l’immobilier coté, avec Daniel Tondu

Les fonds investis dans les foncières spécialisées dans la détention et la gestion de patrimoines immobiliers ont récemment repris des couleurs. Alors que l’immobilier coté est l’un des secteurs qui avaient le plus souffert du durcissement des politiques monétaires visant à juguler la vague d’inflation post-Covid, ce rebond était attendu de longue date. Il ne permet cependant pas de combler la décote, conséquente, observée depuis plusieurs années.
Thierry Bisaga

Le secteur de l’immobilier coté est un marché de niche. « Il compte environ 70 entreprises cotées en zone euro pour une capitalisation totale voisine de 150 Md€ et un patrimoine global de 510 Md€ », note Daniel Tondu, le gérant du fonds Immobilier 21.

Ces entreprises, les foncières cotées, constituent pour les investisseurs une parfaite alternative liquide à l’immobilier non coté en ce sens qu‘elles leur permettent de se positionner sur plusieurs typologies d’actifs, qu‘il s’agisse de commerces, de logements, de bureaux ou encore d’immobilier logistique ou de santé. Au début de la décennie, le secteur dans son ensemble a été lourdement impacté par la vague d’inflation consécutive à la crise sanitaire…

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